La réconciliation – La confession


« Tes péchés sont pardon­nés ! » (Mc 2,5 ; Lc 7,48)

Horaire habi­tuel des confes­sions à Triel

C’est Jésus lui-même qui a donné à ses disciples mission de remettre les péchés par le pouvoir de l’Es­prit Saint : le prêtre, qui est le ministre de ce sacre­ment, est « le signe et l’ins­tru­ment de l’amour misé­ri­cor­dieux de Dieu envers le pécheur. » Il est possible de  rece­voir ce pardon de Dieu lors des perma­nences du curé et au cours des jour­nées de récon­ci­lia­tion à Noël et Pâques.

Confes­sion, Récon­ci­lia­tion, Péni­tence, Pardon ?

La richesse de ce sacre­ment s’ex­prime déjà dans la variété des noms qu’on lui donne :

  • Confes­sion évoque un double élément essen­tiel de ce sacre­ment : la recon­nais­sance de la bonté de Dieu et de sa misé­ri­corde, et l’aveu expli­cite des fautes que nous avons commises ;
  • Récon­ci­lia­tion veut dire que ce sacre­ment donne l’amour de Dieu qui nous récon­ci­lie avec lui, ainsi que la force d’al­ler à notre tour nous récon­ci­lier avec les autres ;
  • Péni­tence souligne que ce sacre­ment implique une démarche person­nelle de remise en route vers Dieu, par des efforts concrets de chan­ge­ment de vie ;
  • Pardon désigne le fruit même du sacre­ment : par l’ab­so­lu­tion, le prêtre donne le pardon et la paix.

Origines bibliques

rembrandtL’ap­pel à la récon­ci­lia­tion est le cœur et le résumé du message de Jésus, tout au long de sa prédi­ca­tion. Il prend la suite de tous les prophètes qui avant lui, ont fait entendre le même message à travers l’An­cien Testament. Comme eux, il appelle à une conver­sion du cœur, à un retour­ne­ment inté­rieur, et non pas d’abord à des gestes ou des rites de puri­fi­ca­tion exté­rieurs, souvent formels.

L’ap­pel de Jésus s’adresse à tous : tous ceux qui ne connaissent par Dieu sont invi­tés à renon­cer au mal et à chan­ger de vie. Mais même ceux qui ont accepté ce premier appel doivent encore se conver­tir. Le plus émou­vant exemple, dans l’Évan­gile, est celui de Pierre, celui qui avait été choisi par Jésus pour être le chef des apôtres, et qui pour­tant jurera ne pas connaître son Maître lors de l’ar­res­ta­tion de celui-ci. Le regard d’amour de Jésus le conduira à se conver­tir à nouveau dans les larmes.

Dieu seul peut pardon­ner les péchés. Jésus exerce ce pouvoir car il est le Fils de Dieu. Il confie ensuite à ses disciples la charge d’exer­cer ce pouvoir en son Nom.

Pour aller plus loin